a vro Leon / nos gens du Léon et de Morlaix

Dimanche 18 juillet 7 18 /07 /Juil 21:44

Tennet eus diell eured Paul Jos. Alex. Macé de la Rabinais, 21 c’hwevrer 1786,  Minic’hig-Leon

 

extrait condensé de l'acte de mariage de Paul Joseph Alexandre Macé de la Rabinais avec François Michelle Nayl:

 

« … Monseigneur de la Marche evêque Comte de Léon ayant dispensé de la 3e publication (…) Noble homme paul – Joseph – Alexandre Macé de La Rabinais domicilié de fait sur le diocèse de Léon depuis deux ans et a Saint Renan depuis neuf mois et demi fils Majeur de defunts Mr Maître Jean Baptiste – André Macé de La Rabinais Conseiller du Roi et ancien Maître particulier des eaux, Bois et forets et dame marguerite vincente félix Odye de Rennes (…) et damoiselle françoise michelle Nayl de St Maudez fille mineure de feü noble homme Charles Marie Nayl avocat au parlement de Bretagne sénéchal de Keruzas et autres juridictions, et de dame marie thérèse domesnil dame de Nayl, originaire de la paroisse de Plourin et domiciliée de droit et de fait sur celle de St Renan depuis six ans, ont ce jour 21e de février 1786 contracté mariage…"

 

(archives départementales de Quimper)

 

... et quelques photos de cet acte:

 

 

eured-PaolJosAlex1.jpg 

 

Bild182.jpg

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Lundi 16 août 1 16 /08 /Août 21:33

Alexandre Macé de la Rabinais :

                       une postérité du côté de Brest ??

 

          Dans l’ancien diocèse de Léon (entre Brest et Morlaix), l’acte le plus ancien, à ma connaissance, laissant apparaître le nom de « Macé de la Rabinais » date du 17 février 1785. Il est consigné dans les cahiers paroissiaux de Lokournan (Saint-Renan) pour le mariage d’Yves Corre, originaire de Pleiben, et demeurant à Plouzané, d’avec Marie-Thérèse Joigné. Cet acte est contresigné par les sieurs Paul Macé de la Rabinais, Yves Mevel, Philippe Dupond et le chevalier de Penandreff.

 

          Quelques mois plus tard, le 21 février 1786, fut enregistré sur un parchemin des mêmes cahiers l’acte de mariage de notre ancêtre lui-même, « Noble homme Paul Joseph Alexandre Macé de la Rabinais domicilié de fait sur le diocèse de Léon depuis deux ans et à Saint Renan depuis neuf mois et demi fils majeur de défunts Mr Maitre Jean Baptiste andré Macé de la Rabinais conseillier du Roi et ancien maitre particulier des eaux et bois et forets et dame  marguerite vincente félix Odye de Rennes ». Paul Joseph Alexandre était négociant à Lokournan (il sera plus tard receveur de l’octroi à St-Pol-de-Léon) et épousa, selon le même acte, « demoiselle françoise michelle Nayl de Saint Maudez fille mineure de feu noble homme Charles Marie Nayl avocat au parlement de Bretagne sénéchal de Keruzas et autres juridictions, et de dame Marie Thérèse domesnil dame de Nayl, originaire de la paroisse de Plourin et domiciliée de droit et de fait sur celle de Saint Renan depuis six ans ». Entre autres signaturres de cet acte de mariage apparaissent les noms de Desloges de Lézerec, Camarec, Croses Depechsiosa, Le Gris de Lanrinou,  Jamet, Loheac, Villy du Chefdubois. Au passage, les « Chefdubois » avait à l’origine un nom breton, en témoignent des actes plus anciens (Penancoat)…

 

          Cette ramification des Macé de la Rabinais n’est cependant pas isolée dans le Léon, c’est à dire que d’autres Macé de la même famille, mais d’une branche plus ancienne, se trouvent notamment à Morlaix à la fin du XVIIe siècle (Jacques Macé, sieur de Richebourg et frère de Claude Macé de la Rabinais).

 

          Paul Joseph Alexandre eut un fils qui s’installa en Alsace, à Bischwiller : Louis Bernard Bruno, né à Lokournan en 1789, décéda à l’âge de 44 ans en Alsace, à Ensisheim, en 1835. C’est le seul, apparemment, qui parmi ses frères laissa la postérité du nom. Il eut en effet un fils, Alexandre, né en 1821 à  Bischwiller mais rapatrié assez tôt en Bretagne, du fait sans doute que son père mourut alors qu’il n’avait que 14 ans.

 

          Notre « Sieur Alexandre Macé de la Rabinais » se maria en 1830 à Saint-Pol-de-Léon avec « demoiselle Yvonne Françoise Kerambrun brodeuse née en la ville de Brest le 27 décembre 1817, domiciliée de cette ville et y demeurant rue Colombier ».

 

          Un peu plus tard, Alexandre est domicilié à Brest, dans le « Bulletin des Lois » (publication officielle de l’Etat français) qui le qualifie de matelot ayant effectué 25 ans de service. Il est fait mention également d’Alexandre dans la liste des « Optants à la nationalité française », pour la localité de Bischwiller. Alexandre naquit en effet en Alsace, en 1821, alors occupée par la France et que la Prusse reprit en 1870. La Prusse somma alors les Alsaciens de choisir entre deux nationalités. Ceux qui optèrent pour la France devaient quitter le territoire de l’Alsace. L’acte de déclaration d’option d’Alexandre date du 24 avril 1872 et désigne alors son domicile à Morlaix.

 

          Morlaix, ça ne vous dit rien ? Cliquez plutôt pour vous  transporter près de deux siècles plus tôt, chez Jacques Macé, sieur de Richebourg et grand-oncle supposé de Paul Alexandre Macé de la Rabinais (voir l’arbre généalogique).

 

          Revenons à Alexandre Macé de la Rabinais. Il avait un oncle, Armand Théodore Florent Macé de la Rabinais, né le 17 octobre 1798 à Lokournan (St-Renan) de Michelle Nayl. Le « Bulletin des Lois » le qualifie de capitaine au régiment d’infanterie de ligne, ayant servi durant 32 ans, bénéficiaire d’une pension militaire à partir de 1848 et domicilié officiellement à Morlaix. Je ne sais pas si Armand Théodore Florent s’était marié. Trois de ses quatre frères moururent jeunes : Louis Bernard Bruno (à Ensisheim, en Alsace), Paul Jean Marie (†1833 à St-Pol) et Hyacinthe (†1820 à St-Pol). Je ne sais ce qu’il advint du 5e frère, Paul Marie François, né en 1786.

 

          Si Paul Joseph Alexandre Macé de la Rabinais eut 5 fils, il eut aussi 4 filles : Marie Jeanne Goulvine, Marie Louise Nicole, Victoire Françoise et Pauline, toutes nées à Lokournan. C’est sans doute l’une d’entre elles qui fut l’auteur d’un legs noté dans le Bulletin des Lois n°198 (décret 7573) :

« Ordonnance du Roi qui autorise l’acceptation de divers immeubles évalués à 1000 francs, situés en la commune de Loc-Maria-Plouzané, et donnés à la fabrique de Saint-Pol de Léon (F.) par la demoiselle Macé de la Rabinais, sous condition de services religieux » (Saint-Cloud, 24 Juin 1827).

          J'étudierai bientôt les archives de Brest pour en savoir plus sur notre cousin Alexandre Macé de la Rabinais. Il a dû avoir des enfants...

           Les actes que j'ai référencés des Macé de la Rabinais dans le Léon nous en disent un peu plus sur qui ils étaient. A dire vrai, la branche que j'ai trouvée du côté de Roscoff - branche Macé mais pas "de la Rabinais" - , et dont je soupçonne seulement le lien de parenté avec nous, m'intéresse beaucoup plus, tout comme m'intéressent nos gens de Saint-Malo et de Rennes avant l'anoblissement français. Il sera malheureusement très difficile d'en savoir plus, car les documents, plus on avance dans le passé, se font rares, et puis ça demande beaucoup de temps et d'énergie, que notre société actuelle s'ingénie à gaspiller. Seul un ou des membres de la famille inconnus de nous mais vivants aujourd'hui, issus d'une branche colaratérale et ayant pu garder une mémoire assez fraiche de notre histoire familiale, pourraient nous aider et nous ouvrir des perspectives insoupçonnées... 

          Où l'on s'aperçoit aussi, une nouvelle fois, que l'arbre généalogique "officiel" des Macé de la Rabinais, créé je crois par le maire de Rennes entre les deux guerres, est loin d'être complet. Si Gaston était encore vivant, il aurait pu nous refaire un bel arbre! A vrai dire, cet arbre officiel, en plus de comporter des lacunes, n'est pas très beau. Mais je crois savoir qu'il y a quelques artistes dans la famille...

          Enfin, faut pas rêver, toutes ces histoires n'intéressent plus personne. Ou plutôt, notre époque ne nous laisse guère le choix entre vivre décemment et mourir idiot. C'est là qu'il faut apprendre à dépasser ces contractions, mais c'est une autre histoire...  

 

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J'ai envoyé ce message dernièrement à ma cousine Florence, qui réside près de Rennes.

 

bonjour Florence

Je voudrais te confier une mission de la première importance mais selon ta motivation et tes possibilités.

Il s'agirait d'aller faire un tour aux archives départementales du 35, à Rennes, pour consulter quelques actes paroissiaux:

- naissance de Jean André Macé de la Rabinais, en 1705 (à Rennes, paroisse Saint-Sauveur ou Saint-Germain? ou à Saint-Malo?)

- mariage de Jean André Macé de la Rabinais, vers 1740, à Rennes ou à Montgermont (35)

- mariage de Jean Macé de la Rabinais avec Felicité Odye de la Thébaudière le 29 février 1740, à Rennes

- décès d'André Macé de la Rabinais le 11 novembre 1738, à Rennes, paroisse de Saint-Sauveur

Acceptes-tu? Pour moi, autant Quimper est proche, autant Rennes est loin, et avec ma petite 4L, il m'est difficile de faire le voyage en une journée. Pour chaque acte trouvé, tu devras le transcrire, ou bien le photographier avec un appareil numérique. Il faut savoir qu'il y avait plusieurs paroisses à Rennes et que nos ancêtres étaient répartis dans ces différentes paroisses: Saint-Sauveur, Saint-Germain, Saint-Aubin, Saint-Hélier... Tu pourras aussi avoir à ta disposition les actes des Macé pour Saint-Malo, Saint-Servan, Saint-Suliac...

Archives départementales d'Ille-et-Vilaine 1 rue Jacques-Léonard 35000 Rennes Tél. : 02 99 02 40 00. Fax : 02 99 02 40 01. Courriel : archives@cg35.fr

à bientôt

Gweltaz

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Mercredi 19 octobre 3 19 /10 /Oct 10:15

 

 

Kenwerzhourion Lanildud

                 Les Marchands de Lanildut

 

http://fr.topic-topos.com/maison-darmateur-lanildut

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Mardi 24 janvier 2 24 /01 /Jan 21:16

 

LISTE DES MAIRES ET PROCUREURS-SYNDICS de Morlaix

vu sur http://www.infobretagne.com/morlaix-maires-procureurs.htm :

On trouvera dans liste ci-dessous notre parent Claude-Jacques-Auguste-Ange Macé de Richebourg. Né à Saint-Servan, il était le fils de Jacques Macé, sieur de Richebourg, marin-négociant qui semble avoir acheminé par bateau les ballots de toiles de lin depuis l’intérieur des terres, via Morlaix, vers Saint-Malo, d’où elles étaient ensuite exportées vers l’Espagne et plus loin encore. Nos ancêtres négociants achetaient les toiles de Bretagne sur les marchés de Quintin, Pontivy, Rennes… C’est une des raisons pour lesquelles on les retrouve dans ces cités de l’intérieur des terres de Bretagne. Mais il est à parier que dans nos recherches, nous pouvons trouver d’autres ancêtres sur leurs itinéraires maritimes qui les menaient au Portugal, en Italie et au-delà du continent africain, vers les mers asiatiques. Tel Félix Charlemagne Macé de la Rabinais, décédé le 9 mai 1814 à Port-louis, sur l’Ile Maurice.

Quatrième époque. — La ville qui déjà, en 1710, avait réuni à son corps, l’office du lieutenant général de police et les autres offices de police, acquiert enfin les charges de maire, lieutenant de maire, etc., et entre en leur possession. En conséquence la ville élit et nomme :

1718 (1 janvier). Jean de l'Eau, Sr. de Kerbabu, maire et lieutenant général de police. — Jurats : Le Borgne de Toulcoet, Bertherand de Savigné, Guillotou de Kerever, Cottonec de Penvern, Guillotou de Saint-Germain, Provost, Noblet, Barazer de Lannurien, Guillotou de Kerdu, Cuillerot (Guillerot ?) de la Pignonière, Le Brigant du Parc, Le Hir du Carpont.

1719-1720. Barazer, Sr. de Lannurien. Echevins ou assesseurs : de l'Eau de Kerbabu, Cottonec de Penvern. — Jurats : Guillotou de Kerever, Le Gac de Lansalut, Allain de Launay, Loresse Hoisnard, Rehault de Villory, Guillotou de Saint-Germain, Le Brigant du Parc, Michel de Rosconnec, Provost, Guillotou de Kerdu, Maignon de Keriscun, Salaün de Kermabon.

1720 (31 décembre) - 1721-1722. Guillotou de Kerever. — Assesseurs : Barazer de Lannurien, de l'Eau de Kerbabu. — Jurats : Le Brigant du Parc, Michel de Rosconnet, de Provost, Guillotou de Kerdu, Maignon de Keriscun, Salaün de Kermabon, Le Borgne de Toulcoet, Keranfors Forville, Rehault de Villory.

1723-1724 (22 mai). Jean de l'Eau, Sr. de Kerbabu, par commission et jusqu’à l’entier acquittement des offices réunis.

1725-1726. Michel d'Aurigny.

1727-1728. (2 février). François Le Brigant du Parc. — Assesseurs : d'Origny, Guillotou de Kerever. Echevins et jurats : de l'Eau de Kerbabu, Cottonec de Penvern, Drillet de la Cassière, Passart du Vieux-Pignon, Louis d'Origny, de Cranis Brough, Barazer de Lannurien, Bertrand-François Provost, de Lestobec, Salaün de Belair, Patin de l'Herbinais, Bertherand de Savigné.

1729-1730. Guillerot de la Pignonière, qui en vertu de sa charge de receveur des fouages se prétendit exempt et qui fut obligé d’exercer. — Assesseurs : Le Brigant du Parc et Barazer de Lannurien. — Echevins : Guillotou de Kerever, de Provost, Cottonec de Penvern, Drillet de la Cassière, (mort en 1730) remplacé par Le Gris Duclos, Cranis Brough, de Lestobec, Salaün de Belair, Daumesnil, Le Minihy du Rumen, Saulnier Dalancy, Bernard de la Basse-Ville, Rabault. Arrêt du Conseil du 29 avril 1730, qui ordonne qu’à l’avenir le corps de ville sera composé d’un maire, deux échevins et douze jurats ; cet arrêt confirme l’édit de 1561 et l’arrêt de 1637 au sujet de la mairie.

1731-1732 (2 janvier). Le Minihy, Sr. du Rumen. — (6 mars) Echevins : de Kerever père, Le Brigant du Parc. — Jurats : d'Origny, de Provost, Cottonec de Penvern, de Lestobec, Guillotou de Kerdu, Rabault, Daumesnil, Saulnier d'Alancy, Le Gris Duclos, Guillotou de Kerever fils, Dalençon, François Secré.

1733-1734 (2 janvier). Joseph Daumesnil, ordonnance du comte de Toulouse de 600 livres, par an, en faveur du maire, à commencer du jour de son installation. — Echevins : Le Minihy du Rumen, Le Brigant du Parc. — Jurats : de Kerever père, Cottonec de Penvern, de Lestobec, Guillotou de Kerdu, Saulnier d'Alancy, Hardy, d'Alençon, Le Gris Duclos, de Kerever fils, François Secré, J. David, P.-L. Pitot.

1735-1736-1737. Edit du mois de novembre 1733, qui suspend les nouvelles nominations d’officiers municipaux, jusqu’à nouvel ordre. En conséquence le même maire et la même communauté restent en exercice pendant trois autres années. Arrêts du conseil du 4 et du 10 décembre 1737 qui permettent de procéder aux nouvelles nominations d’officiers municipaux.

1738-1739 (2 janvier). Guillotou de Kerever. — Daumesnil, 1er échevin. — Minihy du Rumen, 2ème échevin. — Jurats : Le Brigant du Parc, de Pignonière, Guillotou de Kerdu, de Lestobec, Le Gris Duclos, d'Alençon, Hardy, Secré, David, Pitot, Salaün de Belair, de Gennes, Guilmarais.

1740-1741 (20 avril) d'Alençon. — Echevins : Guillotou de Kerever, Daumesnil. — Jurats : Cottonec de Penvern, Philibert Kermebel, Le Hir de Corpont, Marzin, Robert d'Alençon, d'Helouville, Bordier, Jagues, Miron, Barazer de Lannurien, Calais de Saint-Stair.

1740. Arrêt du Conseil qui défend aux communautés d’entreprendre des procès sans la permission de l’intendant.

1742 (30 janvier), 1743, 1744, 1745, 1746, 1747, 1748. Jean David. — Echevins : d'Alençon, Daumesnil. — Jurats : Le Brigant du Parc, Minihy, du Rumen, de Lestobec, Hardy, Pitot, Raboult, Wailsh, Salaün de Kerballanec, Baral, Lannux, du Planty, Dorigny de Kersaliou.

1749-1750. Pierre Louis Pitot.

1751-1752. Philippe Miron.

1753-1754. Jean Lannux, receveur des fouages.

1755-1756. Jean Marzin, Sr. de Launay.

1757-1758. De Cruypenningks. Dès lors cesse la gratification de 600 livres accordée aux maires par chaque année, depuis 1733.

1759-1760. Mathurin Mazurié.

1761-1762. Charles Sermensan.

1763. Tilly de Pennanrun. Il mourut en exercice et fut enterré aux frais de la ville qui dépensa près de 1,000 livres pour ses funérailles.

1764. Charles Sermensan, lieutenant du maire, exerce les fonctions de maire. Ordonnance du roi pour envoyer en cour, avant l’élection des maires, la liste des sujets éligibles.

1765 (14 novembre). Pierre Barerre.

1767 (24 septembre), 1768-1769. M. Barerre s’était obstiné à vouloir se faire remplacer à l’expiration de ses deux années, malgré la communauté, et M. de Flesselles, intendant en Bretagne, ayant décidé qu’une nouvelle élection aurait lieu, parce que M. Barerre en chicanant la communauté sur quelques mois de plus paraissait peu répondre à l’honneur qu’elle lui avait fait de le mettre à la tête de son corps, M. Jean Lannux, Sr. de la Chaume fat élu pour finir le temps du Sr. Barerre et continuer ainsi les deux années ordinaires, la communauté restant en état jusqu’au 2 janvier 1768, temps désigné par la loi municipale de la ville pour l’élection des nouveaux officiers.

1770-1771. Jean Lannux, Sr. de la Chaume. 

1772-1773. Jean-François Trévégan Le Mérer.

1774-1775. Vincent-François Pitot.

1776-1777. Charles Lannux.

1778-1779. Claude-Jacques-Auguste-Ange Macé de Richebourg.

1780. François Giraudet.

1782-1783 (2 janvier). Mazurié de Pennanec'h ; Giraudet, lieutenant.

1784-1785. Rannou.

1786-1787. Dubernad.

1788-1789. Béhic, maire ; Dubernad et Rannou, échevins.

(J. Daumesnil).

 

 

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Dimanche 17 juin 7 17 /06 /Juin 14:08

JakMaceRichebourg.jpg

 

 

Etude des racines de l'arbre

 

                  Jacques Macé naquit le 20 Juillet 1688 à Saint-Malo, du mariage de Claude Macé avec Laurence Offray en 1666. Il est, semble-t-il, le dernier né d’une fratrie de 13 enfants. L'un de ses frères, Claude, fut capitaine d’au moins deux navires armés à Saint-Malo pour le commerce : la Duchesse de Saint-Malo (1698, 50 tonnaux) et le Saint-Claude (1699, 250 tx). Un autre frère de Jacques, Pierre François Macé, sieur de la Chesnais (du nom d’une possession terrienne et d’un manoir de son grand-père Yves Macé, en Saint-Grégoire), a été capitaine de navires corsaires de Saint-Malo (Le Cygne, le Marquis de Chateauneuf… en 1703, 1704…), comme l’atteste un mel de docteur Guy Nicolas, membre de l'Association des Descendants de Capitaines Corsaires.

 

  • Jacques Macé devint sieur de Richebourg, par un legs, semble-t-il, de sa tante Jeanne Macé, épouse de François Lézot, Sieur de Richebourg. C’est ainsi que Jacques est désigné dans différents actes, tel celui de son mariage conservé aux archives départementales de Quimper: on lit sur cet acte que le 22 novembre 1719, « escuyer Jacques Macé, Sieur de Richebourg » et fils d’ « escuyer Claude Macé, Sieur de la Gravelay », et de Laurence Offray, épouse Laurence le Brigant de la paroisse de Saint-Martin, le seul quartier de Morlaix sis en l’évêché de Saint-Pol (le reste de Morlaix étant en Trégor).

 

  • Jacques Macé Richebourg, fils de Claude, fils d'Yves, serait un cousin à André (sieur de la Rabinais), fils de Jacques et père de notre Jean-André, qui travaillait aux Eaux et Forêts de Rennes.

 

  • Jacques Macé eut des enfants à Saint-Malo : Marie-Thérèse (1723 † 1728), Anne-Marie (1726), Jacquette (1727), Marie Josephe (1728) ; puis à Saint-Servan, où Jacques réside dès 1729 : en témoignent les naissances, notées dans les « Anciens registres paroissiaux de Bretagne » de l’abbé Paris-Jallobert, de Claude Jacques le 29 octobre 1729, d’Olive Laurence, de Françoise Magdeleine, de Marie Thérèse, de Reine Jeanne, de Marie Jeanne ou Josephe, de Louise Marie.

 

  • Louise Marie Macé, fille de Jacques Macé, Sieur de Richebourg, a vécu, semble-t-il, à Morlaix, car c’est dans les registres de décès de Morlaix que j’ai noté l'acte de décès de « Louise Marie Josephe Guillemette Macé de Richebourg », le 18 messidor de l’an 12, veuve de Germain Pegasse Duplessix, à l’âge de 73 ans, et « née à Saint-Servan ».

 

  • On trouve d’autres actes concernant une descendance de Jacques Macé à Morlaix. Par exemple, pour l’année 1778, dans les cahiers des Baptêmes-Sépultures-Mariages, on note deux signatures « Macé de Richebourg », avec l’annotation « maire », signifiant, j’imagine ! que le personnage en question est maire de Morlaix – il s’agit sans aucun doute d’un fils à Jacques Macé; en 1779, on trouve l’acte de mariage de Louis Olivier Descognets de Correc, fils de messire Toussaint Julien Descognets et de dame catherine du parc le brigant, de Plestin, avec damoiselle Marie Claudine Catherine Pegasse, fille de « germain Pegasse receveur général de la manufacture royale du tabac à Morlaix » et de dame Louise Macé de Richebourg « originaire et domiciliée de cette paroisse ». Notons que la fille de Louise se prénomme Marie Claudine, du nom soit de son oncle Claude Jacques Macé, soit de son grand oncle Claude Macé de la Rabinais, soit encore de son arrière grand-père Claude Macé, Sieur de la Gravelais. Notons aussi qu’elle semble se marier avec un cousin, puisque celui-ci est fils d’une « du parc le brigant » de Plestin et que Marie Claudine est petite fille d’une autre « le brigant », Laurence.

   

  • Dans le cahier de R.M. Desgreves et J.T. Cadiou, « Navires de Saint-Malo 17-18e siècles », j’ai noté que Jacob Macé, de Saint-Servan, fut capitaine du Saint-Esprit en 1735 : s’agit-il de Jacques ? L’armateur est Beaudoin de la Ville Anne, comme pour le Marie-Thérèse en 1719, avec un certain Suliac Macé du Breil comme capitaine. On note d’ailleurs beaucoup d’autres Macé capitaines au cours de ces années, dont certains à bord de navires des frères Surcouf, tel Etienne Macé des Vallons.

 

  • Notre cousin Jean Fleury, de Saint-Malo, avait déjà noté la présence de notre famille à Morlaix. Il y a eu, par exemple, un « certain Macé originaire de Morlaix, négociant en toiles de lin et de chanvre qui faisait ses emplettes à Quintin (cité réputée pour sa toile) pour les expédier au Portugal ou à Cadix avec des navires de faible tonnage (110 tx) comme le « Saint-Michel » ou la « Reine des Anges » de Saint-Malo (lettres de M Magon de la Blinais de Saint-Malo à MM Vittard et Macé de Morlaix du 1/4/1791 et du 29/7/1791 ».

 

  • Cette présence des Macé "de Richebourg" à Morlaix explicite d'avantage pourquoi Paul Joseph Alexandre Macé de la Rabinais s'installa, à la fin du XVIIIe siècle, dans le Bro-Leon (Léon), à Lokournan (St-Renan) et à Minic'hig-Leon (St-Pol-de-Léon), et pourrait aussi encore mieux justifier l'hypothèse de l'origine commune d'une branche Macé qui s'illustre abondamment dans les actes paroissiaux du même Minic'hig-Leon (voir leur petit arbre généalogique).

 **********************

 

 

            Ainsi, nous voyons mieux encore, après quelque réflexion, que notre famille ne se cantonnait pas à Saint-Malo, mais qu’elle a essaimé dans tout le nord de la Bretagne, de Pleurtuit jusqu’à Saint-Renan, en passant par Morlaix, mais aussi, sans doute, par les environs de Quintin et Plaintel, non loin de Saint-Brieuc, et ceci pour une période qui remonte au moins aux XVIII-XVIIe siècles. Les Macé sont d’ailleurs nombreux dans l’antique royaume de Domnnonée, l’ancienne principauté du Nord de la Bretagne, et semblent être une famille aux multiples ramifications, plongeant sans doute ses racines, à l'instar de la petite noblesse bretonne, dans les premiers siècles de la Bretagne armoricaine, et donc, sans doute aussi, dans les vertes prairies de l'ile de Bretagne (l'actuelle "Grand-Bretagne"), dont nombre de familles bretonnes sont issues (ne pas confondre avec l'Angleterre!). Les Macé semblent avoir depuis longtemps donné dans les charges administratives, à l'image d'ailleurs de l'apôtre saint Mathieu dont notre nom est issu - celui-là même qui s'occupait des impôts de l'empire romain en Israël -, en même temps qu'ils ont exercé les métiers autour du négoce des toiles de Bretagne.

Les Macé se concentrent particulièrement dans le Nord-Est de la Bretagne, et sont très nombreux autour de Saint-Malo, notamment à Pleurtuit, où leur quartier d'élection est le Minihic-sur-Rance, dont la Rabinais fait partie. Sur l'acte de baptême de Claude Macé de la Rabinais, fils de Claude Macé sieur de la Gravelais, figure comme marraine "Perrine Offray, damoiselle de la Villesbalet", du nom d'une terre sise en Pleurtuit.

 

 

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Deizhiataer

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