Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 13:26

          
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Un tiegezh gozh a Vreizh:

ar reVazhev

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          Une ancienne famille de Bretagne: les Macé, dont une branche prendra la particule "de la Rabinais" à la fin du XVIIe siècle. Les Macé sont présents dans les anciens évêchés de Domnonée (Nord de la Bretagne): Saint-Malo, Saint-Brieuc, Tréguier, Saint-Pol...

         Quelques descendants, Gaston, Jean, Steven, Gweltaz et d'autres "Mazhevig" (petits Macé), tentent depuis quelques années d'en savoir plus sur leur "clan", comme un trésor bien rouillé au fond de la mer, la Mor Breizh (la Manche)!




         C i-dessus: le blason des Macé de la Rabinais, tel qu'il figure dans l'armorial de Charles d'Hozier.
           Les deux dernières générations descendant des Macé savent très peu de choses sur leurs ancêtres communs. Et les plus curieux ont bien du mal à en savoir un peu plus! Les traces de la famille Macé restent assez ténues et disparates. Tous les tableaux de famille en possession de Charles Macé, installé à Evriguet (entre Saint-Méen et Ploërmel) auraient disparu il y a quelques décennies, car ils furent vendus.
           I l nous restait cependant quelque chose de précieux: un arbre généalogique, faisant remonter notre généalogie jusqu'au XVIIIe siècle, avec
Noble Maître Jean André Macé de la Rabinais, né en 1705. Cet arbre généalogique, on peut le trouver aujourd'hui chez différents descendants plus ou moins directs: Nicole Rouault en possède un par exemple (branche Anna Giffard, à partir de Charles Macé, notaire à Paimpont). Cet arbre fut rénové sur logiciel informatique par feu Gaston Riallant. Des membres-curieux de la famille, Etienne, Jean, Edwin ou Gildas (branche Anna Giffart), ont puisé aux sources, lisant ce qui concerne certains aspects de l'histoire de Bretagne, consultant nombre documents d'époque ou des articles de fond, des archives paroissiales aux mémoires des anciens capitaines de Saint-Malo, où l'on découvre qui étaient les Macé, au-delà d'un arbre généalogique qui, finalement, ne nous apprends pas grand-chose, du moins à ceux qui ne souhaitent pas rester à la surface des choses. Nous avons aussi essayé de remonter plus avant dans le temps en ce qui concerne la généalogie stricte.

         Le décès de mon cousin, dernier porteur du nom de la branche "de la Rabinais" (voir l'article plus loin), fut l'occasion d'en savoir plus sur notre généalogie, nos origines... Avant son décès, personne ne savait où il vivait, or il était détenteur de documents précieux. Steven trouva l'adresse mail du neveu du défunt, Edwin, qui nous apprit par la suite qu'il était en train de numériser un document inestimable: le Livre de Famille, qui rassemble un nombre important de documents. Ce livre pourra donc être mis à notre disposition sur internet, si Edwin le souhaite et avance dans son travail. Edwin nous apprit aussi que l'un de nos ancêtres fut compagnon de Surcouf: cette seule "anecdote" ouvrait tout d'un coup notre vieille épave rouillée au grand vent du large.

 Macé de la Rabinais.jpg 

 

 

*

 

         La Rabinais est le nom d'un village du Minihic-sur-Rance, en Pleurtuit, entre Dinan et Saint-Malo. Il existe d'autres Rabinais en Bruc-sur-Aff, Cambon, Saint-Pern. Il sembe que celui du Minihic tienne son nom de la famille Rabin, nom qui apparaît d'ailleurs sur les actes des Macé de Pleurtuit

 

 

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Par Mazhevig - Publié dans : Piv ez omp? Qui sommes-nous??
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 20:18

Anv Mazhev

 

Le patronyme Macé

 

 

 

 

 

MACÉ, MAZÉ, MAHO, MAHÉ

 

 

 

 

... ces variantes désignent toutes un nom de famille très courant en Bretagne, qui reprend

 

à l’origine le nom d’un des douze apôtres du Nouvel Évangile, celui de

 

Matthieu, Matthaï      en hébreu, qui signifie « don de Dieu ». Forme pleine de la langue bretonne : Mazhev. MACÉ est une forme orthographique francisée, comme celle de MASSÉ .

Le pays de Léon, au nord-ouest de la Bretagne, a évolué vers la forme que les textes français ont codifié sous la forme MAZÉ.

 

... La forme MACÉ est beaucoup plus ponctuelle dans le Léon (Saint-Pol-de-Léon) et en Cornouaille, tandis qu’elle est quasiment générale et abondante dans les anciens diocèses de Dol, Saint-Malo, Saint-Brieuc et Rennes. Mais j'ai aussi noté la forme plus ancienne "Maczé", qui semble commune au Léon et au pays de Saint-Malo notamment.

 

En Irlande, on trouve la forme MATHAE. 

 

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Par Mazhevig - Publié dans : Piv ez omp? Qui sommes-nous??
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 21:09

  N... Macé, den a lezenn e Gwengamp

 

 

              Je suis tombé par hasard sur le blason de N... Macé, magistrat à Guingamp en 1696: par son étroite ressemblance avec le nôtre dans sa description, il montre que nous aurions eu déjà des armoiries avant les lettres patentes du roi de France (en 1770), sans doute en tant que négociants ou marchands, et que nous n'avons fait que les reprendre pour la création de notre blason « français ».

           Etudions d'abord le blason des Macé de la Rabinais.
En voici la description dans l'Armorial Général de Bretagne de Charles d'Hozier, juge d'armes de France et généalogiste de la maison du Roy, édition de novembre 1696 (Archives Départementales de Quimper. Etat des Armoiries des personnes et communautés. Bretagne. Publié d'après le manuscrit de la bibliothèque nationale par R. Chassin du Guerny, docteur en droit. 1930):

 

"D'azur à un mât de navire d'or, girouetté d'argent et mouvant de la pointe, accompagné de deux épées de même, garnies d'or, posées en chevron appointé en coeur"

 


                 Maintenant, comparons avec la description ci-dessous des armoiries d'un certain Macé de Guingamp, décrites dans le même Armorial, à côté de "...Chauvel, marchand de drap à Guingamp" :

  

" N... Macé, procureur à Guingamp: D'or à un mât d'azur, enté et contre-écoté de huit flammes de gueules et girouetté de même, accompagné de deux piques d'azur"  

 

            *

 

            Sachons que nombre de familles nobles bretonnes ont abandonné, au cours des siècles, leurs "prétentions": ce qui expliquerait qu'une branche de notre famille ait pu ressortir au XVIIe siècle ses armoiries empoussiérées, à l'occasion d'une initiative du Roy de France, qui à l'époque avait coutume de remercier les corsaires de Saint-Malo pour certains services rendus. 

 

           Il faut savoir aussi que de nombreux marchands, artisans, corporations, villes... possédaient leurs armoiries propres. De cela témoigne cette photo prise dans les rues de Saint-Servan, où figure les armoiries du Chapitre de Saint-Malo (de la cathédrale?)

 

 

Calvairiennes de Saint-Malo

 

 

 

         Un certain Claude Macé, sieur de la Chesnais, fut capitaine, entre autres, du navire nommé "Duchesse de Saint-Malo", en 1698: c'est ce qui apparaît dans la liste de rolles présentée dans le livre "Navires de Saint-Malo, 17-18e siècles", par Roger Martin Desgraves et Julien Thomas-Cadiou, ouvrage dont on peut disposer aux archives municipales de Saint-Malo. S'agit-il de notre Claude Macé de la Rabinais, né en 1672? Son grand-père était effectivement sieur de la Chesnais, et la Rabinais est un village de marins, dans l'estuaire de la Rance, en face de Saint-Malo. Ca correspondrait à nos armoiries, non?

 

*

 

La présentation du livre de Michel Nassiet,  Noblesse et pauvreté: La petite noblesse en Bretagne aux XVe-XVIIIe siècles, évoque l'évolution de la noblesse bretonne et le sort des branches cadettes au sein du systême médiéval:

"Noblesse et pauvreté met en évidence le paradoxe de l'existence en Bretagne d'une noblesse pauvre à l'intérieur d'un ordre privilégié et analyse l'appauvrissement des lignes cadettes dû essentiellement au partage noble. Les activités pourtant très diverses exercées par beaucoup de petits nobles (soldats et marchands de fil, agriculteurs et notaires, officiers de juridiction et taverniers…) ne leur permirent pas d'enrayer ce phénomène. Par ailleurs, à la chute massive des nobles dans le tiers état aux XVIe et XVIIe siècles s'oppose, à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle, leur volonté vigoureuse de conserver leur statut de membre du second ordre."

 

rééd. 1998

Michel Nassiet, éditions Puf

 

*

 

Plus anciennement encore, la noblesse de Bretagne était de langue celtique, depuis Brest jusqu'à Saint-Malo. Après les invasions normandes (9-10e siècles), toute une frange de cette noblesse disparut pour se fondre dans la société des artisans, paysans et marchands, mais dont les noms ont perduré jusqu'à aujourd'hui dans nombre de familles et de villages.  

 

 

*

 

 

En bas de l'arbre généalogique des Macé de la Rabinais figure 

 

 

Jean André Macé de la Rabinais
Conseiller du Roi
Rennes 1706 - +Ste Colombe de Bretagne (35) 1777

 

 

Il faudra établir sa parenté avec

 

Claude Macé
Sieur de la Gravelais
Seigneur de la Rabinais
Garde du corps de son Altesse royale
né à St Malo le 27/09/1672

(11 frères et soeurs nés à St Malo)

Ses armoiries entrent en 1700 dans l'Armorial Général de Bretagne

 

mab / fils de


Noble homme Claude Macé

Sieur de la Gravelais
Marié à Laurence Offray, demoiselle du Closbois

à St Père, évéché de St Malo le 2 ou 3 novembre 1666
(4 soeurs nées à Rennes St Pierre)

 

 

mab / fils de 


Yves Macé

  Sieur de la Croix et du Chesnay
Procureur au Parlement
Marié à Julienne Lézot à Rennes

habitaient le manoir du Chênay-Macé ou Grand-Chênay

à St Grégoire, près Rennes, route de Melesse, en 1658

(direction Saint-Malo)

 

*

 

 Il y a d'autres Macé, d'anciennes familles bretonnes

elles aussi, avec d'autres armoiries .

 

 *

  

 

 

Par Mazhevig - Publié dans : Anat eo, Watson kaezh! Elémentaire mon cher Watson
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 21:12

 

 

Le « Livre de famille » est en possession d'Edwin Boetenhamer, fils de Marie-Annick Macé de la Rabinais : un pavé à étudier absolument ! Il s'agit de la reproduction de différents écrits concernant la famille (actes notariés, armoiries...) et rassemblés en un livre.

 

*

Par Mazhevig - Publié dans : Piv ez omp? Qui sommes-nous??
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 21:15

 Armand Théodore de Lokournan ***

 

     Un beau jour, sur internet, Steven a trouvé ces quelques lignes:

" Mace De La Rabinais Armand Theodore
Né le 20/10/1798 à 
St-Renan
figurant dans:
Ordonnances, donations et lettres patentes 1800-1830
Source : Bulletin des Lois "

     Nous ne savions pas alors que nous ayons eu de la famille dans le Léon, pays traditionnel au nord-est de la Bretagne, entre Brest et Morlaix...

 ... ce fut là l'embryon de nouvelles découvertes sur la généalogie de la famille: notre cousin Gaston Riallant, décédé cette année 2009 - paix à son âme - me mit aussi la puce à l'oreille en m'écrivant que nous devions faire un petit effort pour creuser du côté de Saint-Pol-de-Léon, à quelques 150 kilomètres du territoire traditionnellement admis des Macé de la Rabinais (en gros: Rennes et Saint-Malo). Et puis, Steven, un peu plus tard, essaya de me pousser d'avantage dans cette direction, sachant que je ne réside pas très loin de Kemper / Quimper, la capitale de la Kernev / Cornouaille, où se trouve le Centre départemental pour les archives du Finistère, et où figurent de nombreux documents émanant des paroisses et communes du Léon, cet ancien pays / évêché de Bretagne où Steven supposait que sa cachaient quelques uns de nos ancêtres.

     Je ne tardai pas à consulter ces archives départementales et commençai mes investigations du côté de la paroisse de Lokournan / Saint-Renan, d'après les quelques informations récoltées sur internet: gagné! Mes vénérés cousins avaient eu du flair: j'y ai retrouvé effectivement la trace des Macé de la Rabinais, en commençant par Paul Alexandre Macé de la Rabinais, qui figure sur notre arbre généalogique mais sans plus de précision; puis j'ai trouvé quelques uns de ses enfants, dont Armand Théodore qui donne son titre à cet article du blog. Lokournan se trouve près de Brest et fut le siège d'une importante juridiction Ducale, puis royale. 

     Mais quelques semaines plus tard, toujours plongé dans les archives de Quimper, j'ai dû parer de babord dans les cahiers paroissiaux et mettre le cap à l'Est: c'est à l'autre bout du Léon que je retrouvai la même famille, installée quelques années plus tard à Saint-Pol-de-Léon.
MorisMacé1733
     En même temps, j'ai fait la connaissance d'autres Macé, sans la particule cette fois, et d'après leur profil très ressemblant, je me suis dit qu'il fallait que j'en profite pour noter soigneusement tout ce qui les concernait de près ou de loin, en attendant d'établir le lien formel et indubitable qui lierait ces Macé tout court aux Macé de la Rabinais. Sachons que le fait de l'absence de la particule chez ces Macé n'a rien de contradictoire, car l'anoblissement français ayant été opéré à la fin du XVIIe siècle, les Macé d'avant les lettres patentes ne s'appelaient pas "de la Rabinais".

 

eured-PaolJosAlex1-copie-1.jpg

 

 

 

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Par Mazhevig - Publié dans : a vro Leon / nos gens du Léon
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